1. Infrastructure

Thème : Bâtiment et aménagement de la pratique

Conseils

  • Le bâtiment de la pratique est facilement accessible.
  • La pratique facilite les déplacements sains et écologiques des collaborateurs et des patients par les transports publics ou les transports actifs (à pied, à vélo).

Description

L’accessibilité d’une pratique est importante. Le bâtiment de la pratique doit être facile à atteindre et il doit être facile d’y entrer pour tous les patients. En outre, les collaborateurs et les patients doivent pouvoir s’y déplacer facilement et en toute sécurité. L’aménagement du bâtiment de la pratique est abordé plus en détail dans la section Équipement et espaces (ORG 1.1b Équipement et espaces).

Grâce à des éléments extérieurs tels qu’une plaque signalétique, un éclairage ou une croix médicale, le bâtiment de la pratique peut être reconnu comme une pratique de médecine générale. Pour les personnes aveugles ou malvoyantes, une signalisation extérieure claire, telle que des lignes de guidage, peut être mise en place pour faciliter l’accès à la pratique. En outre, un espace de stationnement suffisant pour divers véhicules doit être prévu à proximité du bâtiment. Les places de stationnement pour les patients moins mobiles doivent être situées près de l’entrée du bâtiment de la pratique et clairement indiquées.
Les patients en fauteuil roulant, les parents avec une poussette, les personnes malvoyantes… doivent pouvoir entrer facilement dans le bâtiment. Il est préférable de tenir compte des éléments suivants :

  • Assurez-vous que le bâtiment est exempt de seuils et de marches.
  • Les différences de hauteur peuvent être comblées par des rampes si nécessaire.
  • Assurez-vous que les portes extérieures et intérieures sont suffisamment larges et que les interrupteurs sont à hauteur d’homme.
  • Si nécessaire, des portes coulissantes automatiques peuvent être utilisées.
  • Si le bâtiment comporte plusieurs étages, il doit y avoir un ascenseur.
  • Assurez-vous qu’au moins une toilette est accessible aux personnes en fauteuil roulant.
  • Si nécessaire, un fauteuil roulant peut-être mis à la disposition des patients à l’intérieur de la pratique.

La pratique veille à ce que les patients puissent y accéder facilement en veillant à être bien connectée aux transports publics. Elle prévoit également des aménagements pour les cyclistes, tels qu’un emplacement à vélos, et des aménagements pour les patients ou les collaborateurs qui se déplacent à pied. Elle vise à être située à proximité de la population cible.

Réflexion

Il est important que les patients en fauteuil roulant, les parents avec une poussette, les personnes ayant une déficience visuelle… sachent que la pratique est facilement. Il faut, en outre, prévoir un aménagement dans lequel les patients et les collaborateurs peuvent se déplacer facilement et en toute sécurité. L’aménagement et l’apparence de la pratique sont importants pour créer une atmosphère agréable dans laquelle les patients et les collaborateurs se sentent bien pour travailler et séjourner. Une bonne accessibilité à la pratique par les transports publics ou les transports actifs abaisse le seuil. Elle présente également des avantages connexes pour la santé et la planète (ORG 5 Durabilité). Les collaborateurs mettent eux-mêmes ces recommandations en pratique et incitent les patients à faire de même.

Sources

Thème : Bâtiment et aménagement de la pratique

Conseils

  • L’aménagement du bâtiment de la pratique a pour but de travailler efficacement et de permettre aux patients de s’orienter facilement.
  • Le bâtiment de la pratique dispose d’une salle d’attente avec accès à des toilettes pour les patients.
  • Les différents espaces de la pratique et la réception sont aménagés en veillant à préserver l’intimité des patients et à la sécurité des collaborateurs et des patients.
  • Le bâtiment de la pratique dispose d’un bon système de ventilation.
  • Un espace de détente doit, de préférence, être prévu pour les collaborateurs, notamment sous la forme d’une cuisine et/ou d’une salle de réunion avec des installations sanitaires séparées.
  • Les médicaments et les documents sensibles sont stockés dans un endroit sûr.
  • Les vaccins et la nourriture sont conservés dans des réfrigérateurs séparés.

Description

Le bâtiment de la pratique est aménagé de manière à ce que les patients et les collaborateurs puissent facilement trouver leur chemin. Les patients trouvent facilement leur chemin de l’entrée à la réception et à la salle d’attente. Si nécessaire, des lignes de guidage ou des pictogrammes simples, reconnaissables par les enfants et les patients non natifs, sont prévus. En outre, la pratique présente une division claire entre les zones calmes et les zones agitées. Les zones agitées sont les parties publiques de la pratique (entrée, comptoir, salle d’attente, toilettes pour les visiteurs). La zone tranquille est la zone destinée aux collaborateurs (salle de consultation et d’examen, salle de réunion, cuisine et toilettes pour les collaborateurs).

A l’accueil, il est tenu compte de la protection de la vie privée en prévoyant un espace suffisant entre la salle d’attente et le comptoir, en aménageant le comptoir de manière que les patients ne puissent pas lire l’écran du PC et, si possible, en prévoyant un back-office séparé et suffisamment isolé à l’aide d’un matériau insonorisant pour que les téléphones et les conversations de l’accueil ne puissent pas être entendus dans la salle d’attente. Dans les salles de consultation, la sécurité et la confidentialité sont primordiales. Idéalement, le bureau doit être placé de manière à ce que le médecin soit le plus proche possible de la porte. Assurez-vous qu’il y a suffisamment d’espace pour se déplacer autour de la table d’examen et que, lorsque la porte est ouverte elle donne le moins possible de vue sur la zone d’examen.

Une bonne ventilation et une bonne aération sont nécessaires pour limiter la transmission des germes pathogènes. Dans son rapport de février 2021, le Conseil supérieur de la santé a formulé des recommandations concernant la ventilation des bâtiments).

Une cuisine et/ou une salle de réunion séparées contribuent à une atmosphère de travail agréable où l’on peut se détendre. Les médicaments sont stockés dans un endroit central auquel tous les médecins ont rapidement accès, mais hors de portée des patients et des autres personnes non autorisées.

Réflexion

Un aménagement optimal détermine la mesure dans laquelle le travail peut être effectué de manière efficiente et agréable. La sécurité (ORG 2.4) et le respect de la vie privée sont toujours primordiaux, et une attention particulière est également accordée à la durabilité (ORG 5). La protection de la vie privée des patients est ancrée dans la loi sur les droits du patient comme suit :

« Le patient a droit à la protection de sa vie privée lors de toute intervention du praticien professionnel, notamment en ce qui concerne les informations relatives à sa santé » (Loi relative aux droits du patient, 22 août 2002)

Sources

  • Service Public Fédéral, Santé Publique, Sécurité de la chaine alimentaire et environnement, Conseil supérieur de la santé. (2021). Recommandations relatives à la ventilation des bâtiments hors hôpital et institutions de soins pour limiter la transmission de SARS-Cov2 par voir aéroportée. Bruxelles : HGR; 2021. Avis n° 9616.
  • Moniteur Belge (22 août 2002). En ce qui concerne la loi relative aux droits du patient. [site web]. Consulté le 5 août 2021 sur LOI – WET (fgov.be)
  • Schoenmakers B, De Lepeleire J, Aertgeerts B.. Praktijkmanagement voor de huisarts. Leuven: Acco. 2014.

Thème : Bâtiment et aménagement de la pratique

Conseils

  • La pratique est visiblement propre.
  • La pratique répond aux normes actuelles de sécurité incendie.
  • Des mesures ont été prises pour promouvoir la sécurité dans et autour de la pratique.

Description

La pratique est régulièrement nettoyée. Si l’on fait appel à une société pour le nettoyage, il est conseillé d’établir un calendrier de nettoyage clair. Cela inclut la fréquence de nettoyage des différentes pièces, ainsi que les produits de nettoyage appropriés. La société de nettoyage peut consigner la date à laquelle la pièce a été nettoyée dans un registre.

Une attention particulière est accordée à la prévention des incendies. Il est préférable de demander conseil à des experts en la matière (conseiller en prévention, pompiers locaux…). La prévention des incendies comprend des équipements de protection contre l’incendie (matériel de détection d’incendie, matériel de lutte contre l’incendie…), un éclairage de sécurité, une analyse des risques d’incendie, un plan d’évacuation, des connaissances sur la manière de lutter efficacement contre un début d’incendie, la facilitation de l’intervention des services de secours, une vérification et un entretien périodiques des équipements de protection contre l’incendie. La pratique dispose d’un plan d’urgence interne et d’un dossier de prévention des incendies qui est régulièrement mis à jour.

Au sein de la pratique, les agressions peuvent prendre différentes formes, comme le vol et le cambriolage, mais aussi l’agression verbale, écrite ou physique. Afin de limiter ce phénomène, la pratique peut être équipée d’un certain nombre de systèmes de sécurité techniques et architecturaux, tels qu’une serrure de sécurité, une serrure anti-effraction, un badge au lieu d’une clé, un vitrage solide, etc. Un certain nombre d’aides électroniques, telles que des systèmes d’alarme, une surveillance par caméra et un bouton d’alarme, peuvent également être prévues pour prévenir les agressions et y répondre de manière adéquate. La brochure ‘Une pratique médicale sûre’, qui peut être téléchargée sur le site web du SPF Intérieur sur la sécurité et la prévention, propose divers conseils pour promouvoir la sécurité dans et autour de la pratique.

Réflexion

Il est important de garder la pratique propre, car cela réduit la transmission des maladies infectieuses. Vous trouverez de plus amples informations sur la réduction des maladies infectieuses au sein de la pratique dans le module sur les Maladies infectieuses (QUA 2.1.b.). Maladies infectieuses).

Pour la sécurité des collaborateurs et des patients, il est important d’être attentif à la sécurité incendie. L’attention portée aux agressions est également importante pour assurer la sécurité des collaborateurs. Les chiffres montrent que les agressions envers les médecins ont augmenté ces dernières années. C’est pourquoi une ligne d’assistance nationale pour les agressions contre les médecins a été mise en place en 2016. Sur le site web de l’Ordre des médecins, vous trouverez le formulaire de notification.

Sources

  • The Royal Australian College of General Practitioners. Standards for general practices. 5th edn. East Melbourne, Vic: RACGP. Criterion GP5.1 Practice facilities. 2017.
  • Departement Welzijn, V. en G. (n.d.). Regelgeving Brandveiligheid. Retrieved November 11, 2020, from https://www.departementwvg.be/regelgeving-brandveiligheid
  • Service Public Fédéral Emploi, Travail et Concertation Sociale. Commentaire sur le titre 3 relatif à la prévention de l’incendie sur les lieux de travail du livre III du code du bien-être au travail. Consulté le 11 novembre 2020 sur : Commentaire sur le titre 3 relatif à la prévention de l’incendie sur les lieux de travail du livre III du code du bien-être au travail – Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale (belgique.be)
  • Ordre des médecins. (2016). Constitution d’un point de contact national pour les agressions commises à l’encontre des médecins. Consulté le 17 août 2021 sur : Ordomedic | Constitution d’un point de contact national pour les…
  • Willekens, P. Een veilige dokterspraktijk. Preventietips om uw praktijk en werkomgeving veilig te maken. Federale Overheidsdienst Binnenlandse zaken: Veiligheid en preventie. 2017. https://www.besafe.be/nl/veiligheidsthemas/ondernemers-vrije-beroepen/veiligheid-van-huisartsen/brochure-een-veilige

Conseils

  • Tous les espaces de la pratique sont équipés du matériel et des instruments adéquats en fonction de leur utilisation.
  • Une trousse médicale est à la disposition des médecins généralistes pour les urgences.
  • Les médicaments nécessaires sont présents dans la pratique et stockés selon les conditions de stockage requises dans un endroit non accessible aux patients.

Description

Les espaces de consultation pour les médecins généralistes et les paramédicaux nécessitent un choix d’instruments et d’équipements différents. Toutefois, pour une utilisation optimale de l’espace, il peut être judicieux que différentes disciplines partagent la même salle de consultation. L’utilisation multiple d’un espace doit donc tenir compte de tous les collaborateurs qui l’utilisent.

En plus des salles de consultation, pensez aussi aux autres espaces de la pratique. Par exemple, il peut être judicieux d’installer un écran numérique dans la salle d’attente. Vous pourrez l’utiliser pour informer et/ou divertir les patients. Cette pratique a un effet positif sur l’humeur et la satisfaction des patients.

La pratique dispose d’une trousse que le médecin peut emporter en cas d’urgence. En ce qui concerne le contenu de cette trousse d’urgence et les médicaments nécessaires, nous nous référons à la recommandation de bonne pratique disponible sur notre site.

Il existe des accords de collaboration sur la gestion du stock des équipements, des instruments et médicaments. (QUA 2.3 Gestion du stock). L’aspect de la durabilité est pris en compte lors de l’achat du matériel.

Réflexion

Quels sont les instruments, le matériel et les ressources nécessaires ? Discutez au sein de la pratique de ce qui est considéré comme essentiel. Il s’agit notamment d’un spiromètre, d’un électrocardiogramme, d’un défibrillateur externe automatique (DEA)… Bien que la réanimation soit rare dans une pratique, la défibrillation peut être salvatrice si elle est pratiquée dans les minutes qui suivent l’arrêt cardiaque. Le rapport coût-efficacité d’un DEA dans la pratique est cependant loin d’être démontré. Nous pouvons nous demander si l’achat d’un DEA doit être considéré comme une exigence minimale dans la pratique. Cette décision doit tenir compte à la fois du rapport coût-efficacité et des attentes sociales.

Sources

  • Expertisedomein Praktijkorganisatie Domus Medica
  • The Royal Australian College of General Practitioners. Standards for general practices. 5th edn. East Melbourne, Vic: RACGP. 2017.
  • NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA. Norm 14-15. 2015.
  • Mout P, Dijkstra R, et al. Een AED in de huisartsenpraktijk: nuttig en noodzakelijk? Huisarts en Wetenschap. 2009
  • Philips H, De Sutter A, Buylaert W, De Paepe P, Calle P, Schrans D.Utilisation des médicaments en cas d’urgence. 2008. UTILISATION DE MÉDICAMENTS (ssmg.be)
  • Wicke D.M, Lorge, R.E, Coppin, R.J, Jones, K.P. The effectiveness of waiting room notice-boards as a vehicle for health education. Fam. Pract., 11(3) 292-295. 1994.
  • Pruyn, A.T.H., Smidts, A. Effects of waiting on the satisfaction with the service: beyond objective time measures.International Journal of Research in Marketing, 15(4), 321-334. 1998.

2. Collaborateurs

Conseils

  • La pratique s’efforce de composer son équipe de manière à répondre aux attentes des patients et à ses propres besoins.
  • Tous les collaborateurs de la pratique ont suivi la formation, ont les qualifications et/ou l’expérience appropriées pour accomplir les tâches décrites dans leur description de fonction.
  • La pratique dispose d’un contrat de travail écrit pour chacun de ses collaborateurs.
  • Les collaborateurs indépendants ont un accord de collaboration indépendante avec la pratique.

Description

La pratique conserve un portfolio, de préférence sous forme électronique, de tous les collaborateurs, qui contient les données nécessaires démontrant leurs compétences et leur expérience.

Les interventions Impulseo II et III aident les médecins généralistes à embaucher des collaborateurs de soutien, tels que des collaborateurs administratifs, des assistants de pratique ou des télésecrétaires. En outre, les médecins généralistes peuvent choisir de coopérer avec d’autres prestataires de soins de santé dans la pratique. Dans le cadre de la collaboration entre différents prestataires de soins de santé, il est important de conclure de bons accords sur qui fait quoi et quand. Ce point est abordé plus en détails sous le thème des Accords de collaboration interne (ORG 4.1 Accords de collaboration interne). En outre, lors de la délégation des tâches, il est important de tenir compte de l’éventail des tâches par discipline reconnues par la loi, tel que prévu par l’arrêté royal n° 78 relatif à l’exercice des professions des soins de santé.

La description de fonction peut servir de base à la rédaction des offres d’emploi. Lors du recrutement de nouveaux collaborateurs, la description de fonction peut être soumise à la signature du nouveau collaborateur en plus d’un contrat de travail écrit. Le nouveau collaborateur adhère à la vision et à la mission de la pratique.

Un contrat de travail contient les accords entre l’employeur et le travailleur et constitue une obligation légale. Un accord de collaboration indépendant peut être conclu entre des indépendants. Ce n’est pas obligatoire mais c’est approprié. La rédaction d’un accord de collaboration peut nécessiter une assistance juridique, par exemple par le biais des services juridiques. Pour les remplaçants, un contrat de remplacement est conclu. Des modèles d’accords peuvent être trouvés sur notre site web.

Réflexion

« Seeing the right person at the right place at the right time.« 

La pénurie persistante de médecins généralistes nous incite à réfléchir à la manière dont nos soins pourraient être organisés plus efficacement à l’avenir. La délégation d’actes médicaux signifie qu’une partie des tâches (du médecin généraliste) est prise en charge par d’autres prestataires de soins (par exemple, par l’infirmier). D’une part, cela nécessite une bonne collaboration entre les différents prestataires de soins et un triage, et d’autre part, c’est également un défi en termes d’organisation dans les limites de notre système de santé actuel.

L’étude de Van Erp et al. (2021) montre que les soins intégrés dispensés par des infirmiers spécialisés en médecine générale (Verpleegkundigen in de Huisartsenpraktijk – VIHP ; Trad : Infirmier au sein d’une pratique de médecine générale) sont de bonne qualité et ont un effet positif sur l’accès aux soins de santé et le nombre des admissions à l’hôpital. Depuis 2016, en Flandre, les infirmiers peuvent se spécialiser comme VIHP. Vous trouverez de plus amples informations sur le VIHP et sur la manière dont il peut contribuer aux soins intégrés dans la pratique sur la page FAQ sur le VIHP de Domus Medica. Actuellement il n’existe pas encore d’équivalent francophone à cette spécialisation.

L’accord de collaboration offre une protection, évite les malentendus et clarifie les attentes. Dans une pratique indépendante, un accord de collaboration bien rédigé est essentiel pour une collaboration réussie.

Sources

  • SSMG. (2022). Impulseo. [site web]. https://www.ssmg.be/impulseo-2-3/
  • Domus Medica. (2021). Opleidingen Verpleegkundige in de Huisartsenpraktijk (VIHP). [website]. Consulté le 26 novembre 2020 via https://www.domusmedica.be/kennisdomein/praktijkorganisatie/opleidingen-verpleegkundigen-de-huisartsenpraktijk-vihp
  • Service Public Fédéral, Santé Publique, Sécurité de la chaine alimentaire et environnement, Conseil supérieur de la santé. (2021) Loi relative à la qualité de la pratique des soins de santé. [website]. Consulté le 29 octobre 2020 via via http://www.ejustice.just.fgov.be/
  • Service Public Fédéral Emploi, Travail et Concertation Sociale. Contrats de travail. [site web]. Consulté le 21 janvier 2021 sur https://emploi.belgique.be/fr/themes/contrats-de-travail
  • Moniteur Belge (10 novembre 1967). Arrêté royal n° 78 relatif à l’exercice des professions des soins de santé. [site web]. Consulté sur http://www.ejustice.just.fgov.be/cgi_loi/change_lg.pl?language=fr&la=F&cn=1967111008&table_name=loi
  • NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA. Artikel 2 Personeel. 2015.
  • The Royal Australian College of General Practitioners. Standards for general practices. 5th edn. East Melbourne, Vic: RACGP. Criterion C3.2 Accountability and responsibility. 2017.
  • The Scottish Government. The 2018 General Medical Services contract in Scotland. Edinburgh: The Scottish Government. Chapter 6 Better care for patients. 2017.
  • Van Erp, R.M.A., Van Doorn, A.L/, Van Den Brink, G.T., Peters, J.W.B., Laurant, M.G.H., Van Vucht, A.J. (2021). Physician Assistants and Nurse Practitioners in Primary Care Plus: A Systematic Review. International Journal of Integrated Care.

Conseils

  • La pratique dispose d’une description de fonction pour chaque collaborateur et d’un plan de back-up en cas de désistement d’un collaborateur. La description de fonction est mise à jour si nécessaire.
  • Un entretien de fonctionnement est prévu avec chaque collaborateur de la pratique au moins une fois par an.

Description

Une description de fonction est une liste des tâches dont un collaborateur est responsable. Il est intéressant de créer une description de fonction personnalisée pour chaque collaborateur. Dans cette liste de tâches ou liée à celle-ci, on peut décrire qui prend en charge quelles tâches en l’absence du collaborateur. Si nécessaire, une distinction peut être faite entre les tâches urgentes (qui doivent être effectuées de toute façon, même en cas d’absence de courte durée) et les tâches non urgentes (qui ne doivent être effectuées qu’en cas d’absence de longue durée). Afin d’éviter les discussions, la liste des tâches est établie de manière concise et sans ambiguïté. Les descriptions de fonction doivent être mises à jour en cas de modification de la répartition des tâches et si nécessaire. Les collaborateurs eux-mêmes sont responsables de la mise à jour de leur description de fonction.

Un entretien de fonctionnement peut avoir lieu à la fois individuellement, entre l’employeur et le travailleur, et au sein d’une équipe (avec ou sans intervision externe). Les entretiens sont programmés à intervalles fixes (par exemple, chaque année). Lors de l’entretien de fonctionnement, la collaboration mutuelle entre le travailleur, l’employeur et le reste de l’équipe est discutée sur la base d’un format prédéterminé. On peut discuter de ce qui va bien et de ce qui ne va pas bien, revoir les objectifs des entretiens précédents et établir de nouveaux objectifs pour l’avenir. Un compte rendu de ces entretiens est toujours conservé et le rapport doit être signé par toutes les parties concernées.

Réflexion

Il est important que chaque collaborateur sache quelles sont ses tâches et qui prend en charge quelles tâches en cas d’absence d’un collaborateur. Cela permet à chacun de savoir clairement qui est responsable d’une tâche particulière. Les descriptions de fonction et les listes de back-up contribuent à l’efficience du fonctionnement de la pratique. Il facilite la répartition des tâches en cas d’absence (soudaine) d’un collaborateur et évite que des tâches ne soient pas effectuées ou soient effectuées deux fois.

L’objectif d’un entretien de fonctionnement n’est pas d’évaluer mais de réfléchir à son fonctionnement personnel et à son propre fonctionnement au sein de la pratique. Essayez de trouver du temps pour cela, cela vous fera gagner du temps à long terme.

Sources

  • Grouwels, D., Seuntjens, L., Vanden Bussche, P. (2008). Dokteren met kwaliteit. Antwerpen: Standaard Uitgeverij nv. Deel 6.3 Evaluatie van medewerkers en van de hele teamwerking.
  • NHG. (2018). Handleiding voor het opzetten van een kwaliteitssysteem in een huisartsenpraktijk versie juni 2018. Utrecht: NHG. 23 Ervaringen medewerkers.
  • NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA. Artikel 2 Personeel.
  • The Royal Australian College of General Practitioners. (2017). Standards for general practices. 5th edn. East Melbourne, Vic: RACGP. Criterion C3.2 Accountability and responsibility en criterion C3.3 Emergency response plan.

Conseils

  • La pratique soutient le bien-être de ses collaborateurs.

Description

La pratique peut désigner une personne de confiance. Ce n’est pas obligatoire mais c’est conseillé. La personne de confiance est un point de contact pour les plaintes psychologiques et/ou physiques liées au travail. Elle peut discuter avec le collaborateur, chercher des solutions avec l’intéressé et, si nécessaire, l’orienter de manière ciblée. En outre, la personne de confiance peut effectuer une analyse des risques psychosociaux avec le conseiller en prévention et prendre des mesures préventives si nécessaire. Cela peut aller de propositions de changements structurels à l’organisation d’un team building.

En plus du soutien interne, en tant que prestataire de soins, vous pouvez également participer à diverses initiatives sur le bien-être et l’autogestion de la santé spécifiquement destinées aux prestataires de soins :

  • Médecins en difficulté : la plateforme d’aide psychologique aux médecins fait office de Centre d’expertise et propose une aide (appel gratuit au 0800 23 46).
  • Worldwide Empathy for Meds : une ligne d’écoute gratuite pour les prestataires de soins pendant la crise du COVID-19.

Le fonctionnement de l’équipe (ORG 2.2 Fonctionnement) joue un rôle important dans le bien-être des collaborateurs. L’évaluation externe par les pairs ou le coaching par un psychologue peuvent être instructifs et favoriser le bien-être.

Réflexion

Le principe du Triple Aim fait référence, entre autres, à l’importance d’améliorer la qualité des soins, d’améliorer l’état de santé et la qualité de vie et d’accroitre les moyens alloués. L’objectif ultime de ce principe est d’optimiser le système de santé. Néanmoins, le secteur des soins de santé émet de plus en plus de signaux d’alarme concernant l’épuisement professionnel et l’insatisfaction. Le bien-être des médecins a un impact direct sur la qualité des soins de santé. Des recherches ont montré que l’épuisement professionnel des médecins peut entraîner des erreurs médicales, une baisse de la satisfaction des patients et une diminution de leur observance thérapeutique.

En 2014, Bodemheimer et Sinsky ont proposé que le bien-être des prestataires de soins forme un quatrième pilier du principe du Triple Aim. Depuis lors, on parle du principe du Quadruple Aim. En 2021, le Vlaams Instituut voor de Eerste Lijn a proposé un cinquième pilier : l’orientation et l’inclusion sociales. Cela nous a conduits au principe du Quintuple Aim, qui tient aussi compte des déficits perçus.

Il est clair que l’autogestion des soins fait désormais partie de la base de soins de santé de qualité, mais la manière de le mettre en pratique n’en est encore qu’à ses débuts. Les prestataires de soins rencontrent souvent des obstacles, tels que la crainte de la stigmatisation, la peur de parler de leurs problèmes et le fait de ne pas savoir qu’il existe différentes lignes d’aide. « N’attendez pas qu’il soit trop tard », tel est le message.

Sources

  • Domus Medica. (2021). Co-artsen. [website]. Consulté en ligne le 29 octobre 2020 sur https://www.domusmedica.be/kennisdomein/kringen/co-artsen.
  • Claessens, H. (2016). Suïcidepreventie bij (huis)artsen. Een onderzoek naar suïcide en emotionele problemen bij (huis)artsen in Vlaanderen. Antwerpen: Domus Medica
  • Médecins en difficulté. (2021) La plateforme de confiance pour l’assistance psychologique aux médecins. [site web]. Consulté le 7 août 2021 via https://medecinsendifficulte.be
  • Bodenheimer, T., Sinsky, C. (2014). From Triple to Quadruple Aim: Care of the Patient Requires Care of the Provider. Ann Fam Med. 2014 Nov; 12(6): 573-576. doi: 10.1370/afm.1713
  • Blabla-Foundation VZW. (2021). Worldwide Empathy for Medics. [website]. Geraadpleegd op 1 februari 2021 via https://worldwideempathyformeds.org/
  • Service Public Fédéral Emploi, Travail et Concertation Sociale. La personne de confiance. [site web]. Consulté le 1 février 2021. Personne de confiance – Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale (belgique.be)
  • Steunpunt Geestelijke Gezondheid/Te Gek!?. (2021). Veerkracht voor iedereen in zorg en welzijn. [website]. Consulté le 2 février 2021 via https://www.dezorgsamen.be/
  • The Royal Australian College of General Practitioners. (2017). Standards for general practices. 5th edn. East Melbourne, Vic: RACGP. Criterion C3.5 Work, health and safety.
  • Vlaams Instituut voor de Eerste Lijn vzw. (2021). Quintuple Aim – het kompas van VIVEL. [website]. Consulté le 14 juillet 2021 via https://www.vivel.be/nieuws/tag/quintuple-aim/

Conseils

  • Des mesures sont prises pour assurer la sécurité de ses collaborateurs.
  • La pratique dispose d’un conseiller en prévention, comme stipulé dans la loi.

Description

La brochure ‘Une pratique médicale sûre’, qui peut être téléchargée sur le site web du SPF Intérieur sur la sécurité et la prévention, propose divers conseils pour promouvoir la sécurité dans et autour de la pratique. Un certain nombre de mesures organisationnelles sont ainsi également abordées, comme le fait de verrouiller correctement les portes, de limiter l’argent liquide, de ne pas garder les objets de valeur en vue, de travailler sur rendez-vous et de garder les médicaments sous clé. Les conseils sur la sécurité des bâtiments sont inclus dans la section Entretien et sécurité des bâtiments (ORG 1.1c Entretien et sécurité des bâtiments).

Dans le cas des collaboratrices enceintes ou allaitantes, une analyse des risques liés à l’emploi est effectuée en concertation avec le médecin du travail. Dans ce cadre, les risques tant pour la mère que pour l’enfant sont toujours strictement évités.

La désignation d’un conseiller en prévention est une obligation pour tout employeur. En pratique, cela exige d’adhérer à un service externe de prévention et de protection au travail et de désigner un des collaborateurs comme conseiller en prévention interne.

Réflexion

Il est important de garantir la sécurité des collaborateurs et des patients. Une enquête nationale de 2017 a révélé qu’environ 1 généraliste sur 3 avait été victime d’une forme de violence au cours de l’année écoulée. L’impact de (la peur de) la violence sur le fonctionnement des collaborateurs n’est pas clair car les études se concentrent principalement sur la cartographie de la violence et pas (encore) sur l’impact de la violence. En 2016, en raison de l’augmentation des agressions envers les médecins, une ligne d’assistance nationale pour les agressions contre les médecins a été mise en place. Sur le site web de l’Ordre des médecins, vous trouverez le formulaire de notification.

En cas d’agression, il est important de communiquer. Communiquer les rendez-vous à l’avance peut éviter les malentendus (ORG 4.2 Informations pratiques pour les patients). Les formations de gestion des agressions peuvent accroître la résilience des collaborateurs (QUA 1 Formation des collaborateurs). Après un incident, il est important d’en parler (ORG 2.2 Fonctionnement et bien-être). La gestion interne d’un incident est décrite dans le module Plaintes et incidents QUA 4 Plaintes et incidents).

Sources

  • Service Public Fédéral Emploi, Travail et Concertation Sociale. Protection de la maternité. [site web]. Consulté le 26 novembre 2020 via Protection de la maternité – Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale (belgique.be).
  • Service Public Fédéral Emploi, Travail et Concertation Sociale. Commentaire sur le titre 3 relatif à la prévention de l’incendie sur les lieux de travail du livre III du code du bien-être au travail. [site web]. Consulté le 11 novembre 2020 via Commentaire sur le titre 3 relatif à la prévention de l’incendie sur les lieux de travail du livre III du code du bien-être au travail – Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale (belgique.be) .
  • Ordre des médecins. (2016). Constitution d’un point de contact national pour les agressions commises à l’encontre des médecins. [website]. Consulté le 17 août 2021 via Ordomedic | Constitution d’un point de contact national pour les…
  • Vlaamse Overheid: Welzijn en gezondheid op het werk: Preventieadviseur. Consulté le 1 février 2021 via https://www.vlaanderen.be/werken/welzijn-en-gezondheid-op-het-werk/preventieadviseur
  • Willekens, P. (2017). Een veilige dokterspraktijk. Preventietips om uw praktijk en werkomgeving veilig te maken. FOD Binnenlandse zaken: Veiligheid en preventie. https://www.besafe.be/nl/veiligheidsthemas/ondernemers-vrije-beroepen/veiligheid-van-huisartsen/brochure-een-veilige
  • de Jager, L., Deneyer, M., Buyl, R., Roelandt, S., Pacqueu, R., Devroey, D. (2018). Agressie en geweld tegen huisartsen. Huisarts Nu. 2018;47:62–7.

3. Dossier médical électronique

Conseils

  • La pratique tient un dossier médical électronique (DME) individuel pour chaque patient et veille à ce que celui-ci soit complet.
  • Dans la mesure du possible, les données de santé du patient sont enregistrées de manière codée et structurée.

Description

« Le patient a droit, de la part de son praticien professionnel, à un dossier patient soigneusement tenu à jour et conservé en lieu sûr. » (Loi relative aux droits du patient, 22 août 2002)

Pour une prise en charge et un suivi adéquats, les données du patient sont stockées dans un Dossier médical électronique (DME). Le DME est le logiciel utilisé par les médecins généralistes pour enregistrer, traiter et gérer les données des patients. Dans la mesure du possible, les diagnostics et les actes techniques sont codés, en utilisant le codage ICPC-2 ou ICD-10.

Certaines des informations du DME sont intégrées dans le Sumehr (Summarised Electronic Health Record). Le Sumehr est une photographie instantanée des données les plus importantes du DME du patient et doit être mis à jour en permanence. À partir d’un DME bien rempli, le Sumehr peut être extrait relativement facilement et automatiquement. Ces données du Sumehr comprennent :

  • Les données de base : nom, date de naissance, langue maternelle…
  • Les coordonnées d’une personne à contacter en cas d’urgence
  • Des informations sur les facteurs de risque : allergies, réactions aux médicaments, facteurs de risque sociaux.
  • Un aperçu des antécédents médicaux
  • Un aperçu de la problématique actuelle
  • Un aperçu du traitement médicamenteux
  • Un aperçu du statut vaccinal
  • Le nom du titulaire du Dossier Médical Global (DMG)
  • Équipe soignante : nom, numéro de téléphone, fonction, soignants informels.

Réflexion

Un DME permet de stocker les données du patient à un seul endroit. L’échange d’informations et la communication concernant le patient entre les prestataires de soins de santé s’effectuent également via le DME. Cela rend le travail et les renvois ou références beaucoup plus efficients. Il est également important de faire une note relative à l’équipe soignante concernée avec ses coordonnées pour permettre une concertation mutuelle.

Le codage des données de santé dans un DME est important pour l’assurance qualité ultérieure. Grâce à la codification, toutes les informations sont placées au bon endroit. Les programmes médicaux comportent une composante statistique qui vous permet d’examiner les informations codées dans le DME au niveau de la pratique. Ainsi, avec ces informations codées, vous disposez d’une base pour lancer un projet d’amélioration de la pratique. Le codage améliore également la qualité du transfert des fichiers.

Sources

  • Expertisedomein ICT Domus Medica
  • WHO. (2021). Thesaurus ICPC2-ICD-10 (2012). [website]. Consulté le 1 décembre 2020 via https://www.whofic.nl/media/901
  • NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA. Norm 13
  • Moniteur Belge (22 août 2002). Loi relative aux droits du patient. [site web]. Consulté le 5 août 2021 via LOI – WET (fgov.be)
  • Service Public Fédéral, Santé Publique, Sécurité de la chaine alimentaire et environnement, Conseil supérieur de la santé. (2021) Loi relative à la qualité de la pratique des soins de santé,. [site web]. Consulté le 1er décembre 2020 via via http://www.ejustice.just.fgov.be/

Conseils

  • Les prestataires de soins de santé utilisent la plateforme eHealth pour communiquer et envoyer des données de santé de manière sécurisée.
  • Les médecins prescrivent les médicaments par voie électronique.
  • Les prestataires de soins de santé enregistrent les vaccinations dans e-VAX.
  • Les prestataires de soins utilisent le RSW ou le RSB.

Description

La plateforme eHealth fournit une structure sécurisée pour la communication et l’échange de données de santé, en mettant l’accent sur l’authentification et l’autorisation. Ici, le prestataire de soins de santé qui demande l’accès à la plateforme doit se connecter à l’aide d’un login personnel, afin que tout le monde ne puisse pas accéder aux informations.

Le Dossier médical électronique (DME) permet de recevoir des messages d’autres prestataires de soins de santé via un lien vers eHealthbox (https://www.ehealth.fgov.be/fr). Les lettres de référence transmises peuvent également être intégrées directement dans le dossier du patient. Les conseils sur les lettres de référence sont discutés au sein de la collaboration avec les parties externes (ORG 4.3 Collaboration avec les parties externes).

Les demandes Chapitre IV peuvent être consultées, demandées et renouvelées via le DME.

Depuis le 1er janvier 2020, la prescription électronique des médicaments est obligatoire. Les logiciels disposent d’un Recip-e intégré et permettent de rédiger ces prescriptions par voie électronique. Il est également possible d’utiliser un système de pharmacovigilance, qui peut fournir un soutien et intégrer et signaler à l’utilisateur les interactions entre les médicaments et les allergies. Le pharmacien peut accéder à l’ordonnance grâce à un code-barres. Le patient peut également consulter son ordonnance de médicaments sur le portail pour les patients Masanté. Les prescriptions sur papier ne peuvent plus être délivrées que dans certains cas exceptionnels : médecins âgés de plus de 64 ans au 1er janvier 2020, prescriptions rédigées hors de l’espace de la pratique et en cas de force majeure (par exemple, panne de Recip-e).

La pratique utilise e-vax pour consulter et mettre à jour le statut vaccinal du patient.

Parmi les autres moyens sécurisés de communiquer avec les professionnels de la santé et les patients figurent le téléphone, des applications telles que Siilo et Signal, des services de messagerie électronique sécurisés tels que Zivver et Protonmail, et des portails pour les patients tels que Masanté.

Le RSW et le RSB sont les coffres-fort francophones de la première ligne. Sur cette plateforme, des informations sur la santé provenant des soins primaires sont mises à disposition. Ces informations peuvent être saisies, mises à jour et consultées à partir de différentes sources. Ce coffre-fort contient les données Sumehr, le schéma médicamenteux, les résultats du dépistage de la population et les données de vaccination. Le patient et ses soignants ont tous accès à ce coffre-fort.

Réflexion

Pour assurer une bonne continuité des soins, la communication entre les différents prestataires de soins est nécessaire. La communication se fait via la plateforme sécurisée eHealth, afin de garantir la sécurité des patients et d’assurer le maintien du secret professionnel.

Via e-Recipe, les prescriptions des médicaments sont générées électroniquement. C’est obligatoire depuis peu.

En utilisant e-vax, les autres prestataires de soins de santé ont également accès au calendrier de vaccination correct d’un patient. En enregistrant correctement le statut vaccinal des patients de la pratique au bon endroit, les projets d’amélioration de la pratique peuvent également être liés à cela.

Via le RSW ou le RSB, les informations peuvent être regroupées et tenues à jour par les différents prestataires de soins qui s’occupent de ce patient. En permettant également aux pharmaciens, aux infirmières à domicile, aux dentistes, aux sages-femmes, etc. d’accéder aux données placées dans ce coffre, on s’assure que ces informations restent centralisées et correctes.

La communication entre professionnels de la santé par le biais de canaux numériques partagés présente également des avantages en termes de durabilité, en réduisant la consommation de papier, d’une part, et en favorisant la continuité des soins, l’efficacité et la réduction de la surconsommation de soins, d’autre part.

La communication avec les patients doit également se faire de manière sûre. Pour assurer la continuité des soins pendant la pandémie de COVID-19, de nombreux prestataires de soins ont eu recours à la téléconsultation (consultations par téléphone ou vidéo en ligne). Un cadre pour l’intégration de la téléconsultation dans la pratique est en cours d’élaboration par les autorités concernées.

Sources

Conseils

  • La pratique garantit la sécurité des données des patients.

Description

Depuis le 25 mai 2016, le RGPD est officiellement entré en vigueur. RGPD signifie Règlement Général de Protection des Données. Il s’agit d’une réglementation européenne sur la protection des données personnelles collectées. Pour la pratique, cela signifie qu’elle doit veiller à la gestion des données, à leur traitement et à la prévention des fuites de données. En Belgique, la Commission de la protection de la vie privée veille à la bonne application du RGPD. Sur le site de la Commission de la protection de la vie privée, on peut trouver un plan par étapes général qui peut être utilisé pour vérifier si la pratique prend des mesures suffisantes dans le cadre du RGPD.

Veillez à ce qu’un responsable de la protection des données soit nommé au sein de la pratique.

Informez le patient et demandez-lui l’autorisation de gérer les données. Seuls les prestataires de soins qui ont une relation thérapeutique avec un patient sont autorisés à consulter les données médicales de ce dernier, et uniquement si le patient a donné son consentement éclairé.

Veillez à ce que les données relatives aux patients ne soient pas librement accessibles. Cela peut se faire en ne laissant pas traîner de papiers, en gardant les dossiers sous clé, en sécurisant les ordinateurs et les fichiers électroniques par des mots de passe…

Sécurisez les informations que vous envoyez en les faisant transiter par un canal sécurisé. Vous trouverez de plus amples informations sur la communication sécurisée dans la Plateforme de communication numérique (ORG 3.2 Plateforme de communication numérique). Chaque cabinet est tenu d’enregistrer les fuites de données et de les signaler à la Commission de la protection de la vie privée dans les 72 heures. Le fait de ne pas signaler à temps une fuite de données peut entraîner une amende.

Réflexion

La protection des données est un droit du patient. Le patient doit pouvoir compter sur le respect le plus strict possible des règles en vigueur. En attirant activement l’attention des patients sur ce point et en leur demandant leur autorisation, vous créez la confiance dans le fait que vous, en tant que médecin, êtes prudent avec les données sensibles. Nous connaissons le concept de secret professionnel, mais nous devons également être conscients des erreurs humaines que nous commettons ou pouvons commettre et qui entraînent des fuites de données.

Sources

  • Commission de la protection de la vie privée. (2018). Réglementation générale sur la protection des données : préparez-vous en 13 étapes. [document]. Consulté le 1 décembre 2020 via https://www.autoriteprotectiondonnees.be/publications/plan-en-13-etapes.pdf
  • Service Public Fédéral, Santé Publique, Sécurité de la chaine alimentaire et environnement, Conseil supérieur de la santé. (2021) Loi relative à la qualité de la pratique des soins de santé,. [site web]. Consulté le 1er décembre 2020 via via http://www.ejustice.just.fgov.be/
  • Europese Commissie. (2021). Gegevensbescherming in de EU. [website]. Consulté le 1 décembre 2020 via https://ec.europa.eu/info/law/law-topic/data-protection/data-protection-eu_nl
  • NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA. Norm 14-15. 2015.
  • The Royal Australian College of General Practitioners. Standards for general practices. 5th edn. East Melbourne, Vic: RACGP. 2017.

4. Communication

Conseils

  • La pratique a une vision et une mission et formule ses objectifs.
  • La pratique tient un registre de tous les accords de collaboration.
  • Il existe une culture de communication ouverte dans la pratique.

Description

Chaque prestataire de soins travaillant dans la pratique explicitera ses valeurs sous-jacentes sur la base d’une vision personnelle. Ces valeurs se traduisent par une vision commune de la pratique qui fait toujours le lien avec tous les prestataires de soins. L’énoncé de la vision indique les valeurs fondamentales et les objectifs futurs concrets et fournit ainsi des réponses à des questions telles que : « Qu’est-ce qu’on cherche ? », « Où veut-on aller ? ». L’énoncé de la mission en témoigne. L’énoncé de la mission décrit ce que la pratique défend, l’identité qu’elle il veut adopter et les tâches qu’il veut assumer. Il décrit les soins proposés et les objectifs de soins de la pratique. Ensuite, on détermine la forme et le cadre de l’activité, à savoir le partenariat (solo, duo, groupe, réseau) qui correspond le mieux à la pratique envisagée. La phase suivante consiste à concrétiser un certain nombre d’objectifs stratégiques : « De quoi avons-nous spécifiquement besoin pour développer la pratique en tenant compte de nos objectifs en matière de soins de santé (ICT, finances, organisation, collaborateurs …) ? ». Ces objectifs doivent être spécifiques, mesurables, acceptables, réalistes et temporels (SMART). Au sein de la pratique, des mandats sont répartis pour coordonner ces tâches. La concertation sur cette collaboration est intégrée dans le fonctionnement de la pratique (QUA 6 Évaluation).

Les accords de collaboration sont inscrits (numériquement) dans le registre et sont toujours mis à jour en cas de changement. Le registre est facilement accessible et clair pour tous les collaborateurs, y compris les nouveaux membres de l’équipe. Une description claire de l’objectif de l’accord de collaboration, l’indication du collaborateur responsable de cette tâche, ainsi que les ressources pratiques nécessaires à cet effet et la manière dont la tâche doit être exécutée sont affichées. C’est ainsi que des protocoles concrets prennent forme. Dans ce cadre, il convient de toujours veiller à respecter le secret professionnel.

Les accords de collaboration portent sur divers sujets relatifs au fonctionnement quotidien de la pratique. Ils peuvent concerner des processus primaires (prise en charge médicale des patients : tests diagnostiques, traitements, horaires, types de consultations, visites à domicile, système de dossiers…), des processus secondaires (tâches de soutien : organisation des congés, régime des congés de maladie, gestion des espaces de la pratique, gestion du temps…) et des processus de pilotage (politique et qualité : fonctionnement financier, organigramme, mandats…). L’accord de collaboration pour les tests diagnostiques tient compte de tous les tests disponibles dans la pratique (laboratoire, imagerie, anatomie pathologique…) avec une explication dans des protocoles clairs à la fois de la collecte, de l’interprétation et de la discussion avec le patient. Il existe un protocole clair concernant l’interprétation et l’incorporation des résultats dans le dossier médical électronique (DME), également pour les examens qui ne sont pas demandés par le médecin généraliste lui-même (collègue généraliste, spécialiste…). L’accord de collaboration décrit comment le patient sera informé des résultats de son examen (par téléphone, rendez-vous, etc.). En cas d’anomalies au niveau des résultats, il existe une personne responsable de l’interprétation du test et de l’information du patient, tant en cas d’anomalies légères que d’anomalies mettant en danger la vie du patient (également en dehors des heures d’ouverture normales de la pratique). L’indication des tests diagnostiques est conforme aux recommandations scientifiques. Pour tous les traitements effectués dans la pratique, des protocoles clairs ont été établis, décrivant quel acte est effectué par quelle personne qualifiée, qui porte quelle responsabilité et la bonne exécution de cet acte. Ces protocoles sont toujours fondés sur des preuves scientifiques.

Une attention particulière est accordée à l’évaluation des accords de collaboration (QUA6 Évaluation). Leur efficacité et leur conformité sont évaluées et reprises dans le cadre d’une concertation d’équipe structurée.

Une bonne communication est essentielle pour une bonne collaboration au sein de l’équipe. Il est très important à ce niveau de planifier des moments de concertation réguliers. Ces moments définis donnent à tous les collaborateurs le temps de s’écouter, d’aborder les préoccupations ou les difficultés et d’y répondre. Il est important de faire preuve de respect et d’ouverture à l’égard de la contribution de tous les collaborateurs. La mise par écrit des accords conclus permet d’éviter toute ambiguïté.

Réflexion

Une vision et une mission claires, ainsi que les objectifs concrets de la pratique qui en découlent, indiquent clairement au patient les soins auxquels il peut s’attendre. L’évaluation régulière assure au patient que la pratique s’efforce toujours d’améliorer la qualité des soins et pose des questions essentielles sur son fonctionnement actuel.

Le paysage des médecins généralistes en Belgique évolue nettement, avec moins de médecins généralistes devant prendre en charge davantage de patients. Il est de plus en plus nécessaire de s’orienter vers des pratiques plus organisées et mieux soutenues, afin que les soins aux patients soient dispensés par une équipe plus importante. Ici, la coordination et l’organisation sont cruciales pour le bon déroulement de ces soins. Des accords de collaboration clairs sont essentiels pour fournir des soins de santé précis et de qualité. Être attentif aussi à l’évaluation de ces accords en termes d’efficacité et de conformité permet de promouvoir la qualité. Les tests diagnostiques fournissent des informations essentielles pour parvenir à un diagnostic correct et ainsi proposer les bons soins au patient. Des accords de collaboration clairs réduisent les risques d’erreur. Le suivi de ce processus (indication, mise en œuvre, interprétation des résultats et discussion avec le patient) est donc essentiel. Dans le DME, tous les tests diagnostiques du patient sont stockés, de sorte que le médecin généraliste garde une vue d’ensemble.

Une bonne communication est essentielle pour une bonne collaboration. Cela ne peut être que bénéfique pour le patient.

Sources

  • Expertisedomein Praktijkorganisatie Domus Medica
  • Grouwels, D., Seuntjens, L., Vanden Bussche, P. (2008). Dokteren met kwaliteit. Antwerpen: Standaard Uitgeverij nv. p 127-174. 2008. http://www.hapraktijkvoorbeelden.be/doc/Dokteren_met_kwaliteit+register.pdf
  • NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA. Artikel 3 : Beleidsplan en jaarverslag. Artikel 4 : Kwaliteitssysteem. Artikel 5 : Samenwerking. Artikel 18 : Diagnostiek. Artikel 20 : Behandelingen. 2015.
  • The Royal Australian College of General Practitioners. Standards for general practices. 5th edn. East Melbourne, Vic: RACGP. Criterion C3.1 Business operation systems. Criterion C3.2 Accountability and responsibility. Criterion 3.4 Practice communication and teamwork. Criterion GP2.2 Follow-up systems. 2017.
  • NHG. (2018). Handleiding voor het opzetten van een kwaliteitssysteem in een huisartsenpraktijk. [document]. Consulté le 1 décembre 2020 via https://www.nhg.org/sites/default/files/content/nhg_org/uploads/handleiding-opzetten-kwaliteitssysteem-verzie-_web.pdf

Conseils

  • La pratique fournit des informations pratiques aux patients par différents canaux.
  • La pratique informe les patients de l’accessibilité et de la disponibilité de celle-ci.
  • La pratique informe les patients de la procédure en cas de question urgente pendant et dehors des heures d’ouverture de la pratique.

Description

La pratique fournit à ses patients des informations claires et accessibles. Ces informations peuvent être fournies par le biais de la communication numérique (par exemple, via le site web), de la communication écrite (par exemple, dans une brochure de la pratique ou sur un écran d’information) et de la communication orale. Il est important de fournir ces informations dans différentes langues en fonction de la population de patients.

Les informations suivantes sont importantes à partager avec les patients :

  • La vision et la mission de la pratique ;
  • la gamme de soins disponibles ;
  • le règlement d’ordre intérieur ;
  • les collaborateurs de la pratique et leurs coordonnées ;
  • un système en ligne pour la prise de rendez-vous ;
  • des liens vers des sites web intéressants ;
  • les dernières nouvelles ;
  • la procédure de plainte de la pratique.

Afin de maintenir ces informations à jour, il est recommandé de les vérifier une fois par mois.

En outre, il est aussi important pour les patients de connaître l’accessibilité et la disponibilité des soins pendant et en dehors des heures d’ouverture de la pratique. La zone géographique (zone de pratique) dans laquelle la pratique inscrit et soigne les patients peut éventuellement être indiquée.

Les patients savent à qui s’adresser pour les questions urgentes pendant ou en dehors des heures de bureau. Le(s) numéro(s) de téléphone du poste de garde et des services d’urgences doivent être communiqués.

Réflexion

Il est important que les patients disposent d’informations suffisantes sur la pratique. Ces informations doivent être compréhensibles pour tous les groupes de patients. La pratique doit proposer ces informations par le biais de différents canaux afin que le patient puisse trouver immédiatement les bonnes informations.

La continuité des soins est très importante, tant pour le patient que pour le généraliste. Un patient ayant un besoin urgent d’aide doit savoir où se rendre pour obtenir une assistance médicale dans les plus brefs délais, pendant et en dehors des heures d’ouverture de la pratique.

Sources

  • NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA. Artikel 10. Praktijkinformatie, Artikel 11. Bereikbaarheid, Artikel 16. triage
  • NHG. (2018). Handleiding voor het opzetten van een kwaliteitssysteem in een huisartsenpraktijk versie juni 2018. Utrecht: NHG. 8. Toegang tot de zorg, 9. Triage, 10. Praktijkinformatie
  • The Royal Australian College of General Practitioners. Standards for general practices. 5th edn. East Melbourne, Vic: RACGP, 2017. criterion GP 1.1 Responsive system for patient care, criterion GP 1.2 Home and other visits, criterion GP1.3 Care outside of normal opening hours, Criterion C 1.1- Information about your practice, Criterion C 1.2 – Telephone and electronic communications, Criterion C 1.4 – Interpreter and other communication services, Criterion C 1.5 – Costs associated with care initiated by the practice
  • Schoenmakers, B., De Lepeleire, J., Aertgeerts, B. Praktijkmanagement voor de huisarts. Leuven: Acco. p. 41-46, 2014.

Conseils

  • La pratique collabore avec des prestataires de soins de santé externes pour garantir la qualité des soins.
  • La pratique est ouverte à des moments de concertation intercollégiale et multidisciplinaire.
  • La pratique a accès à la carte sociale de l’assistance dans sa région.
  • En cas de renvoi vers un autre prestataire de soins de santé, une lettre de référence appropriée est fournie.
  • La pratique assure un transfert rapide et sécurisé des dossiers des patients, tant lors de leur inscription que lors de leur départ.
  • Les médecins agissent conformément au code d’éthique médicale établi par le Conseil national de l’Ordre des médecins, comme stipulé dans la loi.
  • Les prestataires de soins répondent aux exigences stipulées dans la loi sur la qualité de la pratique des soins de santé, comme stipulé dans la loi.

Description

La pratique collabore avec des prestataires de soins de santé externes pour garantir la qualité des soins. Les trajets de soins du diabète et de l’insuffisance rénale et la consultation multidisciplinaire en oncologie (CMO) sont des exemples de collaboration interprofessionnelle. La CMO est une consultation entre des prestataires de soins de santé de différentes disciplines sur le traitement d’un patient atteint d’un cancer.

Au niveau local, des trajets de soins ont été élaborés pour la collaboration entre les soins primaires et secondaires. Les réseaux multidisciplinaires locaux ont pour mission de promouvoir la collaboration entre les différentes disciplines du secteur des soins primaires et la collaboration entre les soins primaires et secondaires. Ebpracticenet contient des lignes directrices multidisciplinaires qui fournissent des indications pour la collaboration avec des parties externes sur un sujet spécifique.

Dans une situation de soins complexe, il est important d’avoir des accords de collaboration clairs sur qui prend en charge quelles tâches. N’oubliez pas le patient et l’aidant proche. Une Consultation multidisciplinaire (CMO) peut être utile pour établir un plan de soins et réévaluer les accords de collaboration conclus. Les informations sensibles sont partagées de manière sécurisée (ORG 3.3 Confidentialité et gestion des données).

A Bruxelles, la carte sociale propose une vue d’ensemble des services, organisations et équipements du secteur de l’aide sociale et de la santé. Pour la Wallonie, vous retrouverez de nombreuses informations en matière d’aide sociale sur cette page.

Les lettres de référence sont rédigées par discipline conformément à la réglementation. Une lettre de référence vers un médecin confrère contient, outre les données administratives nécessaires, au moins une liste de médicaments à jour, ainsi que des éléments pertinents de l’historique du patient. Dans le cas d’une prescription d’imagerie médicale, le format obligatoire est utilisé.

Le transfert du dossier du patient n’a lieu qu’avec le consentement écrit du patient. De préférence, le dossier est envoyé en format PMF (Patient Migration Format) via la boîte de réception eHealth.

La loi sur la qualité de la pratique des soins de santé stipule que les prestataires de soins de santé assurent la continuité des soins et, le cas échéant, participent à la garde organisée par le cercle de garde. Tout médecin généraliste est tenu de participer à la garde dans la région où il exerce. Outre la loi, les médecins sont tenus d’adhérer aux principes et aux règles énoncées dans le code de déontologie médicale publié par le Conseil national de l’Ordre des médecins.

Réflexion

Une communication inadéquate et un transfert tardif ou incomplet des dossiers des patients comportent des risques pour le patient. La répétition inutile d’examens, les retards dans le traitement et les erreurs de médication peuvent nuire au patient et à la planète. Une communication correcte, opportune et efficace avec le patient et à son sujet est essentielle pour garantir la sécurité du patient.

L’augmentation du nombre de patients souffrant de maladies chroniques et du nombre de patients atteints de multimorbidité nécessite une adaptation du modèle de soins actuel afin de pouvoir continuer à garantir la qualité des soins et la durabilité du système de santé. Une bonne collaboration entre les différents acteurs de la santé devient ici de plus en plus importante. Le Chronic Care Model de Wagner (2009) peut servir de guide dans la transition vers un modèle de soins mieux conçu pour les soins des malades chroniques. Dans le cadre de l’approche centrée sur le patient (CLI 1 Place centrale du patient), divers conseils sont formulés qui vont dans ce sens.

La pandémie de COVID-19 a prouvé qu’ensemble nous sommes forts et que la collaboration est nécessaire pour des soins de santé de qualité. La collaboration entre les secteurs de la santé, de l’aide sociale et des services sociaux pendant la pandémie a été sans précédent et offre de nombreuses possibilités pour l’avenir.

Sources

  • Coleman K, Austin BT, Brach C, Wagner EH. (2009) Evidence on the Chronic Care Model in the new millennium. Health Aff. 28(1):75-85. doi:10.1377/hlthaff.28.1.75
  • Service Public Fédéral Santé publique, sécurité de la chaine alimentaire et environnement, Conseil supérieur de la santé. (2021). Des soins intégrés pour une meilleure qualité. [site web]. Consulté le 7 janvier 2021 via Des soins intégrés pour une meilleure santé | Integreo
  • NHG. (2018). Handleiding voor het opzetten van een kwaliteitssysteem in een huisartsenpraktijk versie juni 2018. Utrecht: NHG. 21. Continuïteit en overdracht; 18. Samenwerking met andere zorgverleners.
  • NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA. Artikel 5: samenwerking, Artikel 13: Privacy en gegevensbeheer.
  • Ordre des médecins. (2018). Code de déontologie médicale. Bruxelles : Ordre national des médecins. 3 mai 2018.
  • Institut national de l’assurance maladie et invalidité. (2021). Trajets de soins, ou comment améliorer la prise en charge des maladies chroniques… [site web]. Consulté le 7 janvier 2021 via Trajets de soins (zorgtraject.be)
  • The Royal Australian College of General Practitioners. Standards for general practices. 5th edn. East Melbourne, Vic: RACGP. Criterion C5.3 Clinical handover, criterion QI1.2 Patient feedback, criterion GP2.3 Engaging with other services, criterion GP2.4 Transfer of care and the patient-pratitioner relationship. 2017.
  • Bruxelles social. Mon accès aux organisations et services sociaux-santé actifs en région de Bruxelles-Capitale. [site web]. Consulté le 6 avril 2023 via https://social.brussels/
  • Wallonie Service Public SPW. Portail de l’action sociale en Wallonie. [site web]. Consulté le 6 avril 2023 via http://actionsociale.wallonie.be/
  • Service Public Fédéral Santé publique, Sécurité de la chaine alimentaire et Environnement, Conseil Supérieur de la santé. (2019). Loi relative à la qualité de la pratique des soins de santé, chapitre 6 Continuité et chapitre 7 Permanence. [site web]. Consulté le 7 janvier 2021 via https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/loi/2019/04/22/2019041141/justel
  • Groupe de travail Développement de Recommandations de Première ligne : ebpracticenet. [site web]. Consulté le 7 janvier 2021 via Home | Ebpracticenet (ebpnet.be)

5. Durabilité

Conseils

  • La pratique s’efforce de réduire son empreinte écologique.
  • La pratique s’efforce de réduire les déchets et de les trier correctement.

Description

Pour rendre le bâtiment de la pratique économe en énergie de manière ciblée, il faut commencer par en cartographier la consommation et l’empreinte, afin de pouvoir se concentrer sur des objectifs ayant un effet significatif. Il existe un certain nombre d’outils et de guides à cet effet, comme le calculateur de CO2 en ligne de Klimaatplein.

Les praticiens peuvent réduire la consommation d’énergie par des interventions ciblées telles que la réduction des besoins énergétiques par l’isolation, l’utilisation d’énergie renouvelable produite localement ou par des fournisseurs d’énergie verte, l’utilisation d’appareils électroniques à faible consommation d’énergie, l’achat de produits recyclés et recyclables, etc.

Les collaborateurs peuvent réduire leurs émissions de CO2 en remplaçant leur voiture par une alternative durable pour leurs trajets domicile-travail et travail-travail. La pratique peut encourager ses collaborateurs à le faire en leur offrant des abonnements aux transports publics, en mettant à leur disposition un parking à vélos sécurisé, en mettant à leur disposition un vélo (électrique) pour les visites à domicile…

Selon des recherches menées par le NHS, la prescription de médicaments est responsable de 60 % de l’empreinte écologique des soins primaires. Les aérosols-doseurs, en particulier, ont un impact majeur sur le climat par la production de gaz à effet de serre. En outre, la prévention des surplus de médicaments et le recyclage correct des médicaments peuvent réduire l’empreinte. MedStopper est un outil en ligne développé au Canada pour aider les professionnels de la santé et les patients à réduire ou à arrêter leur médication.

Les pratiques doivent aussi veiller au tri sélectif. La hiérarchie des déchets définit un cadre allant des options les plus aux moins préférables : il vaut mieux prévenir les déchets que les réduire au minimum, ce qui est à son tour préférable (par ordre décroissant) à la réutilisation, au recyclage, à la valorisation énergétique des déchets et enfin à leur élimination. Cette hiérarchie peut être appliquée à l’achat de matériel, d’instruments médicaux, d’EPI (équipements de protection individuelle) et de consommables tels que le papier de la table d’examen. La consommation de papier peut être encore réduite par l’utilisation d’outils de communication numériques (ORG 3.2 Plate-forme de communication numérique). A noter que le recyclage n’intervient qu’en dernier recourt. Les 2 plus gros secteurs émissifs du système de soins de santé sont les médicaments et les dispositifs médicaux, ensuite viennent les transports et le chauffage.

Les patients qui prennent en charge leur propre santé représentent une charge moins lourde pour le système de santé et contribuent à la durabilité de notre système. Un mode de vie durable (par exemple, manger moins de viande, limiter la combustion de combustibles fossiles…) est plus sain pour le patient. Chacun doit trouver un équilibre entre confort et durabilité.

Réflexion

« Le développement durable consiste à répondre à nos besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. C’est une fusion du développement économique, du progrès social et de l’équilibre écologique en vue de la qualité de vie de chaque être humain, partout dans le monde. » (Rapport Bründlandt, 1987)

Comment pouvons-nous fournir des soins de qualité et améliorer la santé publique sans épuiser nos ressources naturelles ou causer de graves dommages à notre écosystème ? L’environnement est notre espace vital, depuis l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons jusqu’à la terre où sont produits nos aliments. Un environnement pollué (par exemple, la présence de particules fines dans l’air, de l’humidité et des moisissures dans la maison ou des produits chimiques dans l’eau potable) est nuisible à la santé publique.

La situation climatique actuelle est le reflet de la météo des 30 dernières années. La principale cause du changement climatique est l’émission de CO2 dans l’atmosphère. Le changement climatique est l’un des plus grands défis auxquels sont confrontés les soins de santé au XXIe siècle. D’une part, le changement climatique a un impact important sur la santé. Les décès dus au stress thermique et l’augmentation des maladies tropicales dans notre climat plus doux ne sont que quelques exemples de l’impact du changement climatique dans le contexte belge. D’autre part, les soins de santé eux-mêmes contribuent largement au changement climatique. En réduisant les émissions de CO2, le secteur des soins de santé peut contribuer aux efforts que nous devons tous faire pour atténuer les effets du changement climatique.

La responsabilité d’une pratique durable incombe non seulement à la pratique elle- même, mais aussi aux autres prestataires de soins de santé, ainsi qu’aux autorités qui doivent faciliter la communication électronique et élaborer des directives claires pour le recyclage des déchets dans la pratique. Il est nécessaire de mener davantage de recherches sur l’empreinte des soins primaires en Belgique. Une base de données accessible contenant des informations sur l’empreinte des médicaments pourrait aider le médecin généraliste et le patient à prendre des décisions durables lorsqu’ils prescrivent et prennent des médicaments.

Sources