Description du projet

4/08/2022

La variole du singe (ou « monkeypox ») circule actuellement en Belgique et dans le reste du monde. Au vu du nombre de cas grandissant (482 cas en Belgique au 1er août 2022), nous trouvions bon de faire un rappel des éléments que nous connaissons sur la maladie.

Transmission

Le virus se transmet lors de contacts physiques rapprochés avec une personne contaminée (peau à peau ou via les muqueuses / croûtes / boutons / postillons), un objet contaminé (comme du linge, des ustensiles de toilettes, de la vaisselle…) ou par gouttelettes en cas d’exposition prolongée.

Symptômes

Entre 5 et 21 jours après une potentielle exposition, il faut rester vigilant⸱e aux symptômes suivants :

  • Eruptions cutanées, avec lésions au niveau des parties génitales, des mains, des pieds, de la bouche ou sur le reste du corps
  • Maux de tête
  • Douleurs musculaires
  • Fièvre
  • Fatigue
  • Gonflement des ganglions au niveau du cou ou du pli de l’aine

Attention cependant, certain⸱es MG ont remarqué que des symptômes qui ne sont pas communément associés à la variole du singe (comme une rectite ou une proctite) peuvent être un indicateur de la maladie. Des conjonctivites sont aussi possibles, mais plus rares.

Testing

En cas de suspicion, le⸱a patient⸱e doit être envoyé⸱e vers un des services d’urgence où un test pourra être effectué pour confirmer le diagnostic. La liste de ces hôpitaux est disponible sur la page dédiée du site de Sciensano.

Qui contacter ?

Tous les cas probables et confirmés doivent être signalés aux autorités sanitaires régionales.

Vaccination

Jusqu’à présent, seuls les groupes suivants peuvent accéder à la vaccination (de préférence dans les 4 jours suivants l’exposition) :

  • Les personnes immunodéprimées après un contact à haut risque (p.ex. membre de la famille infecté⸱e ou partage de vêtements, de literie, d’ustensiles de cuisine avec un⸱e patient⸱e présentant une éruption cutanée) ;
  • Les personnes après un contact à très haut risque (p.ex. contact sexuel, contact peau à peau prolongé avec une personne présentant une éruption cutanée ou une plaie) ;
  • Le personnel de santé après un contact à haut risque sans protection (p. ex. contact prolongé en face-à-face, en contact avec les fluides corporels d’un⸱e patient⸱e infecté⸱e, exposition à des aérosols).

A partir du 8 août, d’autres groupes à risque pourront aussi être vaccinés (vaccination préexposition). Il s’agit :

  • Des travailleurs du sexe masculins et de tout⸱e travailleur⸱euse du sexe transgenre, sur simple déclaration ;
  • Des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes ayant présenté au moins deux fois des IST dans les 12 derniers mois, à deux occasions différentes. La trichomonase ne compte pas dans le calcul des deux IST ;
  • Des personnes atteintes de troubles immunitaires et d’une forte probabilité d’infection ;
  • Du personnel de laboratoire prenant en charge les cultures virales.

Pour l’instant, une seule dose est administrée (sauf pour les personnes immunodéprimées, qui reçoivent une deuxième dose après un intervalle de 28 jours). La deuxième dose doit être administrée après la livraison des doses supplémentaires commandées (novembre).

Ne sont pas éligibles à la vaccination :

  • Les personnes ayant été vaccinées précédemment contre la variole, sauf en cas de trouble immunitaire ;
  • Les personnes ayant déjà présenté une infection à la variole du singe.

Les vaccins administrés sont des vaccins de troisième génération contre la variole (Imvanex ou Jynneos) et sont distribués dans des centres de référence, dont vous pourrez retrouver la liste sur le site d’ex-aequo.

Pour plus d’informations, consultez le flyer de l’AVIQ sur la variole du singe, le message du Risk Management Group ou encore les directives à l’intention des professionnel⸱les de santé.