
1. Formation des collaborateurs
Conseils
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Description
L’apprentissage et l’acquisition de nouvelles connaissances tout au long de la vie sont des exigences pour les médecins généralistes. Les médecins généralistes peuvent se former en participant à des projets d’amélioration de la qualité, à des discussions de cas, à des journal clubs, à des formations en ligne ou en présentiel et à des GLEM. En contrepartie, ils reçoivent une compensation financière, le forfait d’accréditation. Lors du choix des formations, il est important de tenir compte des objectifs d’apprentissage en fonction de propres besoins et lacunes.
Tous les collaborateurs de la pratique (par exemple, les assistants de pratique et les infirmiers) jouent un rôle important dans l’offre de soins fournis. Pour que celle-ci soit sûre et de qualité, ces collaborateurs doivent également se former. Il peut s’agir de formations en communication avec le patient, en informatique, en utilisation de terminologie médicale, mais également de formations liées à la gestion de la pratique (accords de collaboration, tenue du DMI, …).
En outre, il est important que tous les collaborateurs suivent une formation de base en réanimation. Cela leur permet de reconnaître les urgences médicales lorsque les patients se sentent mal dans la salle d’attente ou à l’accueil. La Croix-Rouge propose ce type de formations.
Le gouvernement prévoit une aide financière supplémentaire si vous vous engagez à suivre une formation complémentaire en vue de la professionnalisation de la collaboration.
Réflexion
La médecine est en constante évolution. C’est pourquoi il est important que les médecins généralistes se forment régulièrement pour maintenir leur pratique médicale à jour. De cette manière, les médecins généralistes contribuent à une meilleure qualité des soins. Il est essentiel qu’ils prêtent attention à la formation continue.
Il est également important que tous les collaborateurs reçoivent une formation sur la gestion de la pratique et sur la communication avec les patients.
Au sein de l’équipe, il est important de détecter les lacunes et de proposer au personnel un recyclage ciblé. Une pratique qui soutient la formation continue de ses collaborateurs et qui supervise les stagiaires et les médecins généralistes en formation améliore ainsi la qualité des soins.
Sources
- SSMG – Impulseo II et III [site web] https://www.ssmg.be/impulseo-2-3/
- Grouwels, D., Seuntjens, L., Vanden Bussche, P. (2008). Dokteren met kwaliteit. Antwerpen: Standaard Uitgeverij nv.
- Institut national d’assurance maladie et invalidité. (2021). Accréditation des médecins et des pharmaciens biologistes. [site web]. Consulté le 1 er décembre 2020 via Accréditation des médecins et des pharmaciens biologistes – INAMI (fgov.be)
- Croix rouge de Belgique. (2021). Leer eerste hulp. [site web]. https://croix-rouge.be/fr/agir/se-former
- Schoenmakers, B., De Lepeleire, J., Aertgeerts, B. (2014). Praktijkmanagement voor de huisarts. Leuven: Acco. Levenslang leren en kennis en vaardigheden doorgeven: bijblijven en opleiden in de praktijk.
- The Royal Australian College of General Practitioners. (2017). Standards for general practices. (5th ed). East Melbourne, Vic: RACGP.

2. Processus continus
Thème : Prévention des infections
Conseils
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Description
La liste des matériels médicaux réutilisables se divise en matériel critique, semi-critique et non critique. Les étapes de nettoyage, de désinfection et de stérilisation correspondantes sont indiquées pour chaque élément. Le matériel non critique n’entre en contact qu’avec une peau intacte et ne doit être que soigneusement nettoyé et séché. Le matériel qui entre en contact avec les muqueuses ou avec la peau non intacte est semi-critique et doit être nettoyé puis désinfecté (en autres le spéculum nasal). Le matériel critique entre en contact avec une cavité corporelle stérile ou un tissu stérile. Il s’agit notamment des instruments de petite chirurgie et des spéculums vaginaux, qui doivent être stérilisés conformément aux recommandations.
Le Conseil supérieur de la santé a publié une directive concernant la gestion des dispositifs médicaux réutilisables .
Réflexion
Le matériel souillé constitue un environnement idéal pour la prolifération des micro-organismes et augmente la contamination initiale s’ils ne sont pas nettoyés. Le matériel médical doit subir un nettoyage préalable, avant d’être stérilisé. Dans le cas contraire une corrosion peut survenir, ce qui peut altérer le bon fonctionnement de l’instrument.
Sources
- Conseil supérieur de la santé. (2023). Bonnes pratiques de gestion des dispositifs médicaux réutilisables. Consulté le 31 juillet 2023 à l’adresse suivante : https://www.health.belgium.be/fr
- Nederlands Huisarts Genootschap. (2018). Voorbeeldprotocol Reinigen, desinfecteren en steriliseren medisch instrumentarium. [document]. Consulté le 1 décembre 2020 via https://www.nhg.org/downloads/voorbeeldprotocol-reinigen-desinfecteren-en-steriliseren-medisch-instrumentarium
- NPA (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA.NPA. p29-30. 2015.
- The Royal Australian College of General Practitioners. (2017) Standards for general practices. (5th ed.). East Melbourne, Vic: RACGP.
Thème : Prévention des infections
Conseils
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Description
La pratique s’assure d’une bonne organisation pour prévenir la transmission des infections entre patients et entre les patients et le personnel. Si la salle d’attente n’est pas adaptée pour cela, il faut empêcher qu’un grand nombre de patient soit présent simultanément. Des règles claires doivent être indiquées aux patients sur la prévention des infections.
Une hygiène stricte des mains est appliquée dans la pratique et les équipements de protection nécessaires sont utilisés si nécessaire. Les aiguilles et autres matériels médicaux sont jetés dans les conteneurs appropriés. De cette façon, le contact avec les fluides corporels des patients est évité. Les espaces, les surfaces et les équipements sont nettoyés régulièrement (ORG 1.1c Entretien et sécurité du bâtiment de la pratique). La recommandation sur la gestion d’un accident par piqûre d’aiguille peut être consulté sur le site web de l’Ordre des médecins .
Une analyse des risques doit être effectuée pour chaque collaborateur en fonction du contact possible avec des agents biologiques. La vaccination contre le tétanos doit être renouvelée tous les dix ans. Chaque année, la possibilité de se faire vacciner contre la grippe doit être proposée à tous les collaborateurs de la pratique. En outre, la vaccination COVID-19 est recommandée à l’automne parmi les travailleurs de la santé afin de minimiser la transmission aux patients les plus vulnérables. La protection contre l’hépatite B est nécessaire chez les collaborateurs susceptibles d’entrer en contact avec le virus par le biais d’instruments contaminés ou de contacts avec des fluides sanguinolents. Si les anticorps sont insuffisants, une vaccination de rappel peut être proposée.
Si nécessaire, des affiches sur les mesures d’hygiène à appliquer peuvent être placées dans les toilettes et la salle d’attente.
Réflexion
La pandémie de COVID-19 a accru la sensibilisation générale aux mesures d’hygiène. Ces mesures d’hygiène permettent de limiter au maximum le risque de transmission d’une infection entre le prestataire de soins et le patient. (ORG 1.1c Entretien et sécurité technique du bâtiment).
Sources
- Agentschap Zorg & Gezondheid. (2021). Richtlijn infectieziektebestrijding Vlaanderen – Hepatitis B. (2017 révision sous la suppervision du prof. Callens)
- Conseil supérieur de la santé. Avis 9766 – vaccination COVID-19 automne-hiver 2023-2024. [site internet] Consulté le 11 août 2023 à l’adresse https://www.health.belgium.be/sites/default/files/uploads/fields/fpshealth_theme_file/20230927_css-9766_covid-19_vaccination_2023-2024_vweb.pdf
- Nederlands Huisarts Genootschap. (2021). Richtlijn infectiepreventie.
- NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht. NPA. p29-30. 2015.
- Rijksinstituut voor Volksgezondheid en Milieu. (2019). Prikaccidenten: Deel 2 Stappenplan. Consulté le 31 juillet 2023 via https://lci.rivm.nl/richtlijnen/prikaccidenten#deel-2-stappenplan
- The Royal Australian College of General Practitioners. (2017). Standards for general practices (5th ed.). RACGP.
Conseils
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Description
Un responsable de la gestion des vaccins est désigné au sein de la pratique. Un registre est tenu pour le contrôle de la température, les commandes et la gestion des stocks. Les vaccins doivent être conservés au réfrigérateur à des températures comprises entre 2°C et 8°C. Il est préférable d’utiliser un réfrigérateur à porte transparente, ce qui permet d’identifier le vaccin recherché depuis l’extérieur. Le thermomètre automatique enregistre en permanence la température, ce qui permet, en cas de coupure d’électricité, d’en évaluer correctement l’impact.
On considère que la chaîne du froid est rompue si les vaccins sont exposés à une température extérieure à la fourchette précitée pendant un temps déterminé. Les problèmes de qualité des vaccins (changement de consistance ou de couleur par exemple) ou une rupture de la chaîne du froid doivent être signalés à e-vax.
Grâce à une recherche dans le dossier médical électronique (DME), les médecins généralistes peuvent générer la liste des patients éligibles à la vaccination contre la grippe. Chaque année, le Conseil supérieur de la santé définit les groupes à risque. Idéalement, la vaccination contre la grippe est réalisée début novembre.
Réflexion
Afin de garantir l’efficacité des vaccins, il est très important que les vaccins soient stockés dans de bonnes conditions.
La vaccination contre la grippe des patients et des soignants à risque est une mesure préventive importante, d’une part pour protéger la population et d’autre part pour éviter de surcharger le système de santé.
Sources
- Govaerts F., Avonts D. (2020). Draaiboek griepvaccinatie Domus Medica. [website]. Consulté le 1 décembre 2020 via https://www.domusmedica.be/sites/default/files/Draaiboek%20griepvaccinatie_v2.pdf
- SSMG – Cellule vaccination [site web]: https://www.ssmg.be/avada_portfolio/vaccination-2/
- E-vax – La chaîne du froid [site web] https://www.e-vax.be/VaccHelp/help/pdf/brochure_chaine_du_froid.pdf
- The Royal Australian College of General Practitioners. (2017). Standards for general practices (5th ed.). RACGP. Criterion GP6.1 – Maintaining vaccine potency (p. 162-165); Criterion GP4.1 – Infection prevention and control, including sterilisation (p. 142-149).
Conseils
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Description
Les consommables médicaux sont les matériels utilisées pour l’examen et le traitement des patients dans la pratique, comme les bandages, les tests diagnostiques, les médicaments, le matériel de suture et le matériel d’injection. La présence d’un équipement adéquat devrait permettre d’assurer les soins urgents et chroniques dans la pratique. En ce qui concerne la liste des médicaments nécessaires en cas d’urgence, nous nous référons à la directive de la SSMG .
Les dates de péremption des médicaments et des consommables doivent être vérifiées régulièrement. Pensez également à vérifier les piles des appareils qui ne sont pas utilisés très souvent et prévoyez des piles de rechange.
Réflexion
Le médecin généraliste conserve la trousse médicale dans un endroit sûr qui n’est pas accessible au public. Elle est utilisée pour les visites à domicile et les situations urgentes. Pour pouvoir fournir des soins de qualité, il est crucial que cette trousse soit complète.
Sources
- The Royal Australian College of General Practitioners. (2017). Standards for general practices. (5th ed.) East Melbourne, Vic: RACGP. Criterion GP5.3 – Doctor’s bag. p158-160.
- NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA. Normen 14 en 15

3. Expériences des patients
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Description
Le feed-back des patients peut être recueilli de différentes manières, allant d’un court questionnaire à remplir sur une base volontaire ou d’une boîte à idées dans la salle d’attente, à une enquête à grande échelle visant à toucher le plus grand nombre possible de patients. Les données peuvent être collectées sur papier, par voie électronique ou par le biais d’entretiens. N’oubliez pas la législation RGPD. Tous les trois ans, des retours peuvent être sollicités de manière plus active auprès des patients. En outre, il est important de laisser une place aux retours spontanés.
Les PROM (Patient Reported Outcome Measure) sont des questionnements qui évaluent les résultats des soins de santé du point de vue du patient (symptômes, fonctionnement quotidien, effets secondaires…). Les PREM (Patient Reported Experience Measure) sont des questionnaires portant sur les expériences relatives au processus de soins (temps d’attente, informations reçues, contact avec les prestataires de soins…). EUROPEP (Patient Experiences – EUROPEP) est un instrument validé et standardisé au niveau international pour mesurer les expériences des patients dans la pratique
En plus de la collecte du feed-back, celui-ci doit également être analysé et transmis aux patients. Les données des enquêtes auprès des patients peuvent servir de base à des projets d’amélioration de la pratique (QUA 5 Projets d’amélioration de la pratique).
Le feed-back des patients peut également être obtenu par une participation active de ceux-ci, par exemple en créant un comité de patients. Ceci est un petit groupe de patients qui se réunit plusieurs fois par an à la pratique pour réfléchir au fonctionnement de la pratique et à de nouvelles initiatives.
Réflexion
Le fait de recueillir ce feed-back et de le communiquer aux patients favorise la sécurité de ces derniers. Cela favoriserait également l’observance thérapeutique et les soins préventifs.
Lorsque les attentes ne sont pas satisfaites, la frustration s’installe et la qualité des soins est perçue comme moindre. Il est donc important que les attentes du patient et du médecin soient clairement communiquées. Au niveau de la pratique, cela peut se faire en recueillant les expériences des patients. La collecte des expériences des patients favorise ainsi la communication entre le patient et le prestataire de soins et profite à la qualité et à la sécurité des soins. Vous trouverez davantage de pistes sur la manière d’interroger les attentes en consultation dans la partie Place centrale du patient (CLI 1 Place centrale du patient).
Sources
- Desomer, A., Van Den Heede, K., Triemstra, M., Paget, J., De Boer, D., Kohn, L., & Cleemput, I. (2018). Het gebruik van patiëntenuitkomsten en -ervaringen (PROMS/PREMS) voor klinische en beleidsdoeleinden (KCE report 303A).
- Grouwels, D., Seuntjens, L., & Vanden Bussche, P. (2008). Dokteren met kwaliteit (Deel 8.1.2 Actieve patiëntenparticipatie). Standaard Uitgeverij nv.
- Nederlands Huisartsen Genootschap (NHG). (2018). Handleiding voor het opzetten van een kwaliteitssysteem in een huisartsenpraktijk (versie juni 2018). NHG.
- NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk: NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1 (Artikel 23 Patiëntenervaringen). NPA bv.
- The Royal Australian College of General Practitioners. (2017). Standards for general practices (5th edn.).
- Wonca Europe. (2021). EUROPEP [Website]. https://equip.woncaeurope.org/tools/europep.

4. Plaintes et incidents
Conseils
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Description
Un protocole de traitement des plaintes doit contenir au minimum :
- L’information du patient sur la procédure (via un dépliant, un site internet, une information dans la salle d’attente…) ;
- L’enregistrement des plaintes ;
- Le traitement rapide des plaintes ;
- L’évaluation interne des plaintes en vue d’éventuelles actions d’amélioration ;
Les incidents sont des événements dans la pratique qui permettent de conclure que la situation a constitué une menace pour le bien-être du patient et qu’elle ne doit pas se reproduire. Un accord de collaboration sur le signalement des incidents comprend au minimum la possibilité pour un collaborateur de signaler des dommages involontaires, et un protocole pour discussion systématique de ces dommages.
Une communication ouverte en cas de plaintes et d’incidents signifie que le prestataire de soins de santé :
- fait preuve de compréhension et reconnaît la plainte ;
- exprime ses regrets pour l’incident ;
- explique au patient ce qui s’est passé et les mesures qui seront prises pour éviter des situations similaires à l’avenir.
Les incidents préjudiciables à un travailleur peuvent être abordés avec le conseiller en prévention (ORG 2.3 Prévention au travail).
Réflexion
La loi sur les droits du patient accorde aux patients le droit à des soins de qualité. Une des caractéristiques des soins de qualité est qu’ils doivent être sûrs pour les patients. En enregistrant et en analysant les plaintes et les incidents, les praticiens peuvent examiner comment éviter les dommages involontaires à l’avenir. Cela contribue également au développement d’une culture de la sécurité. Une communication ouverte permet au patient de discuter de ce qui s’est mal passé et peut réduire des sentiments de colère, de frustration et de méfiance.
Les plaintes peuvent être adressées au Conseil provincial de la province dans laquelle le médecin généraliste est inscrit. Il est toutefois recommandé d’essayer de trouver une solution au sein de la pratique. Si la plainte ne peut être traitée en interne, il peut être utile de faire appel à un tiers neutre, comme par exemple un médecin du même cercle.
Sources
- HAS. (2021). Accréditation des médecins et équipes médicales. [website]. Consulté le 11 février 2021 van https://www.has-sante.fr/jcms/c_428381/fr/accreditation-des-medecins-et-equipes-medicales
- NHG. (2018). Handleiding voor het opzetten van een kwaliteitssysteem in een huisartsenpraktijk versie juni 2018. Utrecht: NHG. 17 Patiëntveiligheid, 24 Ervaringen medewerkers, 25 Risico-inventarisatie en analyse en 26 Incidenten melding en -verzameling.
- Nivel. (2008). Patiëntveiligheid in de eerstelijnsgezondheidszorg: stand van zaken. Utrecht: Nivel.
- NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA.
- The Royal Australian College of General Practitioners. (2017). Standards for general practices. (5th ed.) East Melbourne, Vic: RACGP.
- Vlaams Patiëntenplatform vzw. (2012). Standpunttekst patiëntveiligheid 21 november 2012. Heverlee: Vlaams Patiëntenplatform.

5. Projets d’amélioration de la pratique
Conseils
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Description
L’impulsion pour un projet d’amélioration de la pratique peut venir, par exemple, des résultats des enquêtes menées auprès des patients (QUA 3 Expérience des patients), de l’analyse des plaintes et des incidents (QUA 4 Plaintes et incidents) ou d’indicateurs cliniques. Les discussions sur les recommandations cliniques et les cas cliniques peuvent conduire à l’établissement d’un consensus de pratique (CLI 2.2 Cas cliniques et consensus de pratique). De plus, les TFE des médecins généralistes en formation (https://www.ssmg.be/tfe/) peuvent aussi servir d’inspiration. Parcourir la liste des conseils peut faire apparaître des points d’amélioration.
Les rapports d’activité individuels et le feed-back de l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI) sont basés sur des indicateurs de qualité. Les résultats du rapport d’activité peuvent servir de base à un projet d’amélioration de la pratique. D’autres sources d’indicateurs sont les trajets de soins ou les recommandations de bonne pratique de la SSMG et d’autres organisations scientifiques.
La composition de la population de patients aide à déterminer les sujets qui se prêtent à un projet d’amélioration, mais également la manière dont les projets sont mises en oeuvre (RACGP, 2017). À cet égard, il est utile de connaître la différence entre l’égalité et l’équité, comme l’illustre la figure 1.

Exemple d’indicateur structurel :
- La pratique est accessible aux patients avec ou sans handicap. (ORG 1.1a Accessibilité du bâtiment de la pratique)
Exemple d’indicateur de processus :
- Pourcentage de patients âgés de 65 ans et plus qui ont été vaccinés contre la grippe au cours de l’année. (INAMI, 2019)
Exemple d’indicateur de résultat :
- Pourcentage de patients diagnostiqués avec un diabète de type 2 qui ont une valeur HbA1c inférieure à 7 % (53mmol/mol). (Koeck et al, 2015)
Le choix du thème du projet d’amélioration de la pratique est suivi d’une phase préparatoire au cours de laquelle une planification est élaborée : « Que voulons-nous atteindre ? », « De quoi avons-nous besoin pour cela ? », « Comment allons-nous enregistrer cela de manière codée? », « Quelle intervention allons-nous appliquer ? », « Sur quelle échelle de temps ? ». L’acronyme FOCUS (Projets d’amélioration de la pratique – Outil – FOCUS-plan par étapes) (Find, Organise, Clarify, Understand, Start) constitue un bon outil pour planifier les étapes de la préparation de façon systématique (Grouwels, 2008). Vient ensuite la phase de mise en œuvre et enfin une évaluation : « Les objectifs ont-ils été atteints ? », « Quelles ont été les difficultés ? », « Le projet sera-t-il poursuivi ? ». Le cycle PDCA (Projets d’amélioration de la pratique – Outil – cycle PDCA) (Plan, Do, Check, Act) peut servir de repère à ce stade (Grouwels, 2008).
Réflexion
Travailler à l’amélioration de la pratique de manière formelle et structurée permet une évolution plus rapide et plus efficiente que le simple apprentissage par l’expérience. Les actions d’amélioration ne doivent pas toujours être de grands projets. Des changements limités à petite échelle et centrés sur la pratique peuvent déjà contribuer à améliorer les soins et la sécurité des patients.
Une amélioration réelle des pratiques exige des efforts de la part de tous les collaborateurs ainsi qu’une vision commune et une participation du début à la fin du projet. La présence d’un plan clair favorise la collaboration pour atteindre un objectif commun. Il est utile de tenir un registre des idées de projets (éventuellement classés par ordre de priorité ou de taille), ainsi que des projets qui ont déjà été mis en œuvre. L’évaluation des améliorations et les efforts pour les maintenir sont au moins aussi importants que la mise en œuvre du projet d’amélioration de la qualité lui-même.
Sources
- Bouckaert Nicolas, Maertens de Noordhout Charline, Van de Voorde Carine. Health System Performance Assessment: how equitable is the Belgian health system?. Health Services Research (HSR). Brussels. Belgian Health Care Knowledge Centre (KCE). 2020. KCE Reports 334. DOI: 10.57598/R334C.
- Koeck P, Bastiaens H, Benhalima K, Cloetens H, Feyen L, Sunaert P, Van Crombrugge P. Diabetes Mellitus type 2. Antwerpen: Domus Medica. 2015.
- (2019). Guide methodologique – Rénumération sur Objectifs de Santé Publique (ROSP) 2019 Medecin traitant de l’adulte. Paris: CNAM.
- SSMG : La bibliothèque des TFE de la SSM-J. [site web]. Consulté le 8 septembre 2022 via https://www.ssmg.be/tfe/
- Grouwels D, Seuntjens L, Vanden Bussche P. Dokteren met kwaliteit. Antwerpen: Standaard Uitgeverij nv. Deel 3: projecten voor verbetering. 2008.
- NHG. (2018). Handleiding voor het opzetten van een kwaliteitssysteem in een huisartsenpraktijk versie juni 2018. Utrecht: NHG.
- NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk. NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. Utrecht: NPA.
- Institut national d’assurance maladie-invalidité. (2019). Rapports d’activité individuels et feed-back 2016. [site web]. Consulté le 7 novembre 2020 via Rapports d’activité individuels et feed-back – INAMI (fgov.be)
- Institut national d’assurance maladie-invalidité. (2021). Trajets d’accompagnement et de soins [site web]. https://www.inami.fgov.be/fr/themes/qualite-des-soins/trajets-d-accompagnement-et-de-soins
- The Royal Australian College of General Practitioners. (2017). Standards for general practices (5th ed., criterion 2.1). RACGP.

6. Évaluation
Conseils
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Description
Le responsable du suivi des accords et des procédures doit régulièrement planifier un moment d’évaluation afin de porter un regard critique sur la mise en œuvre des accords de collaboration interne conclus, des procédures élaborées et des projets en cours au sein de la pratique. Ces accords et procédures sont rassemblés et stockés dans un endroit accessible.
Des accords clairs sont conclus sur la base d’une concertation structurée afin d’évaluer régulièrement la collaboration et les objectifs fixés. Il est préférable que les nombreuses facettes du fonctionnement quotidien de la pratique fassent l’objet de discussions régulières au sein de l’équipe. Les différents aspects sont discutés lors de réunions structurées. Il est conseillé de décider quels sujets seront abordés à quel moment de la réunion.
Un inventaire des activités de la pratique doit être dressé à intervalles réguliers (au moins une fois par an). Les informations indispensables pour ce rapport annuel sont : une vision claire de la population de patients, des traitements médicaux dispensés, des données financières et de la qualité des soins fournis. Une méthode de réflexion est intégrée pour évaluer, ajuster, prioriser et ainsi optimiser la qualité des soins. Les objectifs susmentionnés, ainsi que les points conflictuels potentiels, sont examinés de manière critique et ajustés en fonction des projets de qualité systématiques. Une description détaillée des recommandations sur les modalités de collaboration interne peut être trouvée dans Accords de collaboration interne. (ORG 4.1 Accords de collaboration interne).
Le fonctionnement (ORG 2.2 Fonctionnement) et le bien-être (ORG 5.3 Bien-être) des collaborateurs au sein de la pratique sont évalués, de préférence, sur une base annuelle. Ces moments sont planifiés et préparés en temps utile. Prévoyez également de faire un rapport écrit de cet entretien.
Réflexion
Il est important de ne pas perdre de vue les accords conclus, et ainsi de risquer de laisser s’estomper les bonnes intentions. Cela profite à la fois à la collaboration interne et à la qualité des soins aux patients.
Différents aspects doivent être évalués à différentes périodes de l’année. C’est la combinaison de l’attention portée à la gestion quotidienne et ses défis, et le regard critique porté sur le fonctionnement plus large qui contribue à l’évaluation et à l’amélioration continue de la pratique. Ces améliorations sont bénéfiques à la fois pour les collaborateurs et pour la qualité des soins aux patients.
Sources
- Grouwels, D., Seuntjens, L., & Vanden Bussche, P. (2008). Dokteren met kwaliteit. Standaard Uitgeverij nv.
- Nederlands Huisartsen Genootschap (NHG). (2018). Handleiding voor het opzetten van een kwaliteitssysteem in een huisartsenpraktijk (versie juni 2018).
- NPA. (2015). Kwaliteitsnormen voor de Nederlandse huisartsenpraktijk: NHG-Praktijkaccreditering versie 2.1. NPA.