Aborder la prévention en pratique

 

Comment faire pour bien faire ?

 

Assurons-nous que ce que nous proposons est valide scientifiquement.  Le niveau de preuves scientifiques est-il élevé ?  Une recommandation pour cette démarche a-t-elle été validée par des organismes scientifiques indépendants ?  Chaque médecin peut vérifier cette solidité scientifique auprès de sources fiables via le site du CEBAM*.

Assurons-nous de l'éthique de ce que nous proposons. Dans la manière de proposer des démarches préventives et en tenant compte du contexte de vie de ce patient, y aura-t-il un bénéfice tangible pour sa santé ? A titre d'exemple, les dépistages doivent répondre à des critères éthiques établis par l'OMS.

Ayons une approche centrée sur la personne, proposons et négocions avec le patient en respectant ses priorités de vie, ses valeurs et son rythme à lui.  L'entretien motivationnel est un style particulier et validé de consultation qui nous aide dans cette approche.

Tenons compte du contexte de vie de ce patient pour élargir notre perspective en ne nous limitant pas aux seuls facteurs de risque des maladies évitables.  En amont des facteurs de risque (tabac, obésité, alimentation déséquilibrée...), il y a ce que la promotion de la santé appelle les déterminants de la santé : le logement, l'emploi, les revenus, les relations familiales et sociales...  A l'échelle d'une patientèle ou d'un quartier, ces déterminants de la santé influencent plus profondément encore la santé et l'apparition des maladies que les seuls facteurs de risque identifiés par la médecine.

La prise en compte de ces déterminants de la santé est le champ d'action de la promotion de la santé, suivant des stratégies précises rappelées par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), e.a. dans la Charte d'Ottawa (1986). 

Nous avons illustré ces approches de prévention suivant les stratégies de promotion de la santé pour la santé cardiovasculaire dans un article de la Revue de la Médecine Générale

En raison du poids des déterminants de la santé, tous les patients ne sont pas égaux envers la santé et les maladies.  Ainsi, les personnes précarisées paient un plus lourd tribut aux maladies ; ils cumulent les facteurs de risque et aggravent ceux-ci car leurs déterminants de la santé leur sont profondément défavorables.  Les pauvres sont plus malades et meurent plus tôt. Une attention particulière aux personnes précarisées est donc devenue un des axes fondamentaux de la promotion de la santé.  En bref, quelques suggestions pratiques pour aborder la prévention avec les patients précarisés.

Le généraliste n'est pas seul pour prendre en compte ces approches plus globales et plus complexes.  L'OMS, dans les stratégies de promotion de la santé, recommande à tous les acteurs, dont les médecins généralistes, les médecins du travail, les paramédicaux, les acteurs sociaux... de travailler en partenariat.

 
 * Si vous êtes membres de la SSMG, l'accès aux sources du CEBAM vous est offert. Renseignez-vous auprès du secrétariat.

 

(mise à jour : 1/09/2017)


Logopartenariat entreLogoetLogo
avec le soutien deLogo Logo

Nos partenaires

 

  • Partenaires
  • Partenaires
  • Partenaires

 

banner info-ssmg 959x52